Publié il y a 1 h - Mise à jour le 02.04.2026 - Thierry Allard - 2 min  - vu 88 fois

UZÈS Le personnel du lycée Gide en appelle à la Région pour la restructuration du lycée

Le lycée Gide, à Uzès

- Capture d'écran Google StreetView

Dans une lettre ouverte adressée à la présidente de la Région Occitanie Carole Delga, à son vice-président Kamel Chibli et au conseiller régional Fabrice Verdier, les représentants du personnel du lycée Gide, à Uzès, évoquent le projet de restructuration du lycée.

Dans ce courrier, dont l’objet est « Abandon du projet de restructuration du LPO Charles Gide d’Uzès », les représentants du personnel s’adressent aux élus régionaux pour leur faire part de leurs « inquiétudes et lassitudes relatives aux conditions matérielles dans lesquelles nos élèves doivent étudier et celles dans lesquelles nous exerçons notre métier. »

Ils rappellent que « Depuis plus de 20 ans, avant même la fusion avec le lycée des arts et métiers Guynemer, nous avons été invités à faire preuve de patience et à attendre une réhabilitation et une restructuration prometteuses de notre établissement. » Une première phase, avec la construction d’un réfectoire et d’un internat commun aux deux lycées qui ont ensuite fusionné, a été achevée en 2020. « Dans un second temps, une enveloppe de 30 millions d’euros était prévue pour la restructuration complète du LEGT Charles Gide et la rénovation du LP Georges Guynemer », rappellent-ils.

Ils évoquent ensuite un audit, d’octobre dernier, durant lequel deux annonces auraient été faites : « le problème principal de notre établissement vient du bâti trop ancien et inadapté aux conditions d’enseignement de notre siècle », et « le représentant de la Région nous a déclaré que le projet de restructuration était abandonné et que l’enveloppe budgétaire prévue à cet effet n’était plus disponible pour notre établissement. A ce jour la Région n’envisage plus qu’une réhabilitation en salle de classe de l’ancien internat du LEGT à terme de dix ans. » « Il semblerait donc que les engagements passés de rénovation de notre lycée ne soient plus que de vains mots alors que dans nos cours s’empilent neuf préfabriqués, théoriquement provisoires, qui ont atteint leur durée maximale d’exploitation », regrettent-ils.

Avant d’employer des mots forts : « Cette situation est pour nous intolérable », « Nous nous sentons abandonnés et trahis par des promesses qui n'ont jamais été tenues », et « une absence de considération », les enveloppes budgétaires ayant « été réaffectées sur d'autres établissements », affirment les représentants du personnel. Qui disent aussi envisager « des actions fortes pour manifester leur colère : appel à la grève, manifestation devant le lycée entre autres. »

Contacté, le conseiller régional Fabrice Verdier affirme qu’il ne s’agit « pas d’un abandon » du projet, « mais d’un décalage du Plan pluriannuel d’investissements de la Région, j’ai plaidé pour que ça aille beaucoup plus vite mais il y a une réalité budgétaire, la réalité du désengagement de l’État, encore plus dans sa dernière Loi de finances, qui a enlevé des moyens aux régions. »

Fabrice Verdier rappelle que cette réalité budgétaire entraîne « des décalages dans les investissements, pas qu’en matière d’éducation ». Quant au projet, « il n’est pas abandonné, il y aura d’ici quatre ou cinq ans 10 à 15 millions d’euros d’investissements pour que nos enfants ne poursuivent pas leur scolarité dans des Algécos. »

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