Publié il y a 1 h - Mise à jour le 17.04.2026 - S.Ma - 2 min  - vu 155 fois

TARASCON Fibre Excellence : "L'actionnaire ne mettra pas un sou de plus dans le groupe", rapporte l'intersyndicale

L'usine de pâte à papier Fibre Excellence Provence à Tarascon.

- S.Ma

Les représentants de l'intersyndicale CGT-CFDT-FO seront reçus ce mercredi 22 avril par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.

Attendue depuis plusieurs jours, la décision de l'actionnaire du groupe Fibre Excellence est tombée, par écrit, adressée au ministre délégué à l'Insdutrie, Sébastien Martin. L'intersyndicale s'en fait l'écho dans un communiqué de presse. "Il ne mettra pas un sou de plus dans le groupe et le PDG France vient de nous confirmer que c'était fini avec l'actionnaire". "Il y a urgence, poursuivent les délégués syndicaux, une solution doit être trouvée avant le 27 avril pour l'audience au tribunal de commerce où le juge va statuer sur l'avenir de nos emplois [...] Nous sommes en danger, en tant que salariés et avec nos familles, alors aujourd'hui, c'en est assez : nous sommes fatigués, nous sommes en colère. Il ne faut plus tergiverser."

>> À relire : TARASCON. Les salariés de Fibre Excellence mobilisés, dans l'attente de la décision de l'actionnaire

Rappelons que près de 700 emplois directs sont menacés sur les sites de Tarascon et Saint-Gaudens. Pour l'intersyndicale, les seules solutions sont "la mise sous tutelle immédiatement du groupe France par l'État ou une aide financière pour éviter la liquidation par manque de trésorerie ou la nationalisation immédiate dans l'attente d'un éventuel repreneur." Un industriel ou financier est activement recherché.

"Nous avons des projets porteurs pour nos usines. Nous sommes certains qu'avec les aides de l'État et nos projets chiffrés nos usines sont viables", insistent les syndicalistes. Ils seront reçus par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, le mercredi 22 avril "pour monter un plan de reprise et contacter des éventuels repreneurs" et demandent à être reçus par le Premier ministre "de toute urgence". "Il n'y a plus de temps à perdre : la décision du tribunal de commerce est attendue dans les prochains jours. L'avenir de nos territoires comme du pays en dépend !", alertent-ils.

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