Une petite capilla incrustée dans la pierre des arènes romaines, était créée dans les années 50 par Adrien Gauttier, avec l’accord du maire communiste de l’époque et de Ferdinand Aimé, dont le successeur n’est autre que Simon Casas. À droite de l’entrée principale de la piste, l’entrée des artistes, le prêtre accueille les toreros dans le vestibule. Il fait signer le livre d’or à chacun de ses hôtes en habits de lumière. Un livre qui contient des pépites exceptionnelles laissées en français et en espagnol. Huit livres plus exactement, méticuleusement conservés depuis 1991 et que Jacques Teissier a offerts, au musée des cultures taurines situé au centre-ville de Nîmes. Ensuite, le matador se rend seul dans la chapelle, en passant la porte gardée par la Macarena de Séville. Un pseudo vitrail en demi-lune laisse passer ce qu’il faut de lumière afin que les yeux puissent voir tendrement. L’autel porte des bougies. À gauche, Saint-Martin de Porrès et à droite, la Vierge de Nimeño II, reproduction de Notre-Dame de Rochefort, sculptée dans le bois d'olivier local par Gérard Saez : elle porte sur les épaules la cape de paseo que Nimeño lui avait offerte au début de sa carrière.
Des taureaux dans la tête
Nommé aumônier au lycée Jean-Baptiste-Dumas d’Alès de 1967 à 1972, puis parti su …