Publié il y a 1 h - Mise à jour le 02.04.2026 - Anthony Maurin - 5 min  - vu 57 fois

OCCITANIE L’Insee détaille la démographie en région dans ses départements

Photo d'illustration

Au 1er janvier 2026, la population de l’Occitanie est estimée à 6 247 000 habitants. Sa croissance démographique reste vive malgré un déficit naturel qui ne cesse de s’accroître.

FidSud (Photo d'illustration FidSud)
Photo d'illustration (Photo d'illustration FidSud)

L’Insee, Institut national de la statistique et des études économiques, a été créé en 1946. C'est une direction générale du ministère de l’Économie et des Finances implantée dans l'ensemble du territoire français. Il doit veiller au respect du principe d'indépendance professionnelle dans la conception, la production et la diffusion des statistiques publiques.

Comme son rôle est de collecter, produire, analyser et diffuser des informations sur l'économie et la société françaises, l’Occitanie doit y passer. Mais, comme vous allez le constater, le Gard est invisible…

Le nombre de naissances poursuit sa décrue, conséquence d’une érosion de la fécondité. Les habitants âgés de 65 ans ou plus sont plus nombreux que les jeunes de moins de 20 ans. Enfin, l’espérance de vie continue de progresser et l’écart d’espérance de vie entre les sexes se réduit sensiblement.

Image d'illustration
Image d'illustration

La région représente ainsi 9,4 % de la population de France métropolitaine, alors que son poids n’était que de 7,7 % en 1975. En 2026, l’Occitanie se hisse au troisième rang des régions de France métropolitaine les plus peuplées, derrière l’Île-de-France (18,9 %) et la région Auvergne-Rhône-Alpes (12,4 %).

Entre 2016 et 2026, la population d’Occitanie progresse de 0,7 % par an, soit un rythme deux fois plus rapide qu’en France métropolitaine (+0,4 %). Cette croissance soutenue correspond à un gain de population annuel d’environ 43 000 habitants, l’équivalent d’une ville de la taille de Castres.

L’évolution démographique repose sur deux facteurs : le solde naturel, différence entre les naissances et les décès, et le solde migratoire, différence entre les entrées et sorties du territoire. En raison d’un solde naturel négatif, seule l’attractivité résidentielle porte la croissance de la population régionale.

Depuis 2017, les naissances ne parviennent plus en effet à compenser les décès. Depuis lors, ce déficit naturel ne cesse de se creuser pour atteindre -14 100 en 2025, contre -12 660 en 2024 et -11 050 en 2023.

Imange d'illustration mariage
Image d'illustration

La Haute-Garonne demeure le seul département de la région ayant un solde naturel positif en 2025 (+3 500). Au niveau national, le solde naturel devient négatif en 2025, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le déficit naturel apparaît précocement dans la région du fait d’un vieillissement plus avancé de sa population et d’une fécondité également plus basse. Ces facteurs combinés conduisent à un excédent des décès sur les naissances dès 2017 en Occitanie, préfigurant la situation que connaît aujourd’hui le pays.

En 2025, 64 400 habitants de la région sont décédés, soit 1,5 % de plus qu’en 2024, en tenant compte du fait que 2024 est une année bissextile (pour comprendre). Cette hausse est en partie liée aux vagues d’épidémie grippale particulièrement virulentes en début d’année, ainsi qu’aux épisodes de fortes chaleurs ayant frappé la région en 2025.

En 2025, 50 300 enfants sont nés de mères domiciliées en Occitanie, en baisse de 1,1 % par rapport à l’année précédente (en tenant compte du fait que 2024 est une année bissextile). Cette baisse fait suite à celles beaucoup plus prononcées de 2024 et de 2023 (respectivement -3 % et -8,4 %) et s’inscrit dans la durée depuis le pic de natalité de 2012.

Le nombre de naissances dépend du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et de leur fécondité. Comme les années précédentes, la baisse des naissances en 2025 s’explique entièrement par le recul de la fécondité puisque le nombre de femmes en âge d’être mères ne cesse de progresser. Sur la période récente, le nombre de ces femmes augmente continûment en Occitanie et plus fortement qu’en France métropolitaine.

Image d'illustration

Le recul de la fécondité s’inscrit dans un contexte global de modifications des comportements et de rapports à la maternité, sous l’influence de facteurs sociaux, économiques ou environnementaux. En 2025, l’indicateur conjoncturel de fécondité est de 1,43 enfant par femme en Occitanie, en deçà du niveau métropolitain (1,54). Il est en retrait par rapport à son niveau de 2024 (1,46) et atteint son niveau le plus bas depuis que l’Insee le mesure au niveau régional. En cinquante ans, la fécondité recule pour les femmes les plus jeunes, tout en progressant pour celles âgées de 35 ans ou plus, à l’exception des dernières années.

En lien avec la faible fécondité des femmes jeunes et la hausse de l’âge à la première maternité, l’âge conjoncturel moyen à l’accouchement augmente en Occitanie comme en France. Dans la région, il passe de 26,8 ans en 1975 à 31 ans en 2025. L’allongement des études, les mises en couple plus tardives, la conciliation entre vie professionnelle et parentalité, les facteurs de santé et les situations sociales peuvent contribuer à des degrés divers au recul des projets de maternité et se traduire par un nombre d’enfants moins important au cours de la vie.

La population de l’Occitanie vieillit comme dans les autres régions de France métropolitaine. Au 1er janvier 2026, un quart des habitants de la région sont âgés de 65 ans ou plus. Les seniors sont ainsi plus nombreux que les jeunes. Pour 100 jeunes de moins de 20 ans, 117 seniors résident dans la région en 2026. Vingt ans auparavant, la situation était inverse : 82 personnes d’au moins 65 ans pour 100 jeunes de moins de 20 ans en 2006.

Photo d'illustration

L’arrivée progressive aux âges avancés des générations nombreuses du baby-boom et une natalité en baisse expliquent cette évolution de la structure par âge de l’Occitanie. La situation est plus équilibrée en France métropolitaine (101 seniors pour 100 jeunes).

Au sein de la région, le département de la Haute-Garonne fait exception : c’est le seul où le nombre de jeunes de moins de 20 ans est supérieur à celui des seniors. Une grande partie des départements de la région accueille un nombre important de seniors. Le Lot est le premier département de France métropolitaine pour la présence de personnes âgées d’au moins 65 ans parmi sa population (33 % des habitants). Le Gers, l’Aveyron, les Hautes-Pyrénées, l’Aude, l’Ariège, la Lozère et les Pyrénées-Orientales sont également des territoires particulièrement âgés. Dans ces départements, la proportion de seniors parmi la population résidente avoisine 30 %.

En 2025, l’espérance de vie à la naissance des hommes et des femmes est respectivement de 80,6 ans et 85,8 ans en Occitanie. Cette longévité est très proche des moyennes de France métropolitaine. Ces dernières années, l’écart d’espérance de vie entre les sexes se résorbe en Occitanie, passant de 7,1 années en 2000 en faveur des femmes à 5,2 années en 2025.

Cette trajectoire s’explique par un gain d’espérance de vie plus élevé sur cette période pour les hommes (+4,6 années) que pour les femmes (+2,7 années). Davantage exposés à certaines pathologies (maladies cardiovasculaires) ou comportements à risque (tabagisme, alcool), les hommes bénéficient des progrès en matière de traitement et de prévention, ce qui se traduit par une amélioration de leur espérance de vie.

La convergence des modes de vie entre hommes et femmes concourt également, dans une certaine mesure, à la réduction des écarts.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Anthony Maurin

Gard

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio