Cannabis et cocaïne, ce prévenu a ce qu’il faut pour contenter les toxicomanes de Pissevin. Il a été interpellé, le 8 juin dernier, au niveau de la galerie Richard-Wagner, au cœur de ce quartier sensible de la cité des Antonin, en possession de ces substances, conditionnées pour la revente. Un écart qui lui vaut de comparaître pour offre, cession et détention de stupéfiants, devant le tribunal correctionnel de Nîmes, ce mercredi 10 juin. L’ironie du sort, c’est que c’est la deuxième fois qu’il comparaît… en l’espace de deux semaines. Une prouesse qui lui aurait valu une belle place au classement des petits délinquants de la semaine.
Déjà condamné pour des faits de vol, de recel de vol, mais surtout de trafic de stupéfiants, Imadai ne semble pas avoir compris les précédentes sanctions prononcées à son encontre. « C’est l’affaire de trop », lance Arnaud Massip, procureur de la République, une lassitude perceptible dans la voix. Faisant usage de l’argument financier pour justifier sa présence sur le point de deal deux fois à une semaine d’intervalle, le président à l’audience rétorque : « Il y a d’autres façons de faire de l’argent. » Une déclaration qui est restée lettre morte.
Maître Justice Fages, intervenant pour sa défense, a justifié le comportement de son client par une dette qu’il aurait vis-à-vis du réseau, l’obligeant à travailler pour l’éponger. Un argument qui n’a convaincu ni le parquet, ni les magistrats du siège. Suivant les réquisitions du ministère public, Imadai a été condamné à 10 mois d’emprisonnement ferme. Le tribunal a également décidé de son maintien en détention, rejetant alors l’aménagement sous la forme d’un bracelet électronique proposé par le parquet. De quoi s’assurer de ne pas le croiser la semaine prochaine, à proximité de la galerie Richard-Wagner.