Publié il y a 1 h - Mise à jour le 11.06.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 229 fois

AU PALAIS Une veste disparue, 140 € volés et une bagarre : la nuit qui dérape à Nîmes

police municipale beaucaire

C'est la police municipale qui est intervenue dans la soirée du 15 février 2025, en centre-ville de Nîmes.

- Photo d'illustration - DR

Un blouson volé et dix-sept paiements frauduleux effectués avec la carte bancaire qui s’y trouvait. Les trois victimes, violentées par l’un des prévenus, se souviennent de cette soirée mouvementée.

Théâtre des fêtes les plus endiablées, la rue Fresque est aussi celui de bagarres une fois la nuit tombée. Le 15 février 2025 n’a pas fait exception. Une unité de la police municipale nîmoise est intervenue à proximité du bar « Les Bons Enfants » suite à une rixe. Sur place, une femme de 55 ans se trouve au sol après avoir été poussée par Alexandre, l’un des prévenus dans cette affaire. Tout démarre quelques heures plus tôt. Un frère, une sœur et leur mère sont de sortie en cette soirée d’hiver. Habituée du bar, la famille a profité de la soirée avant de le quitter en se dirigeant vers le tonneau où leurs vestes ont été déposées. Mais, surprise… l’une d’elles a disparu et les cartes bleues qu’elle contenait aussi.

Sur les conseils du vigile du bar, le trio s’est empressé de rechercher le blouson et ses effets personnels. Quelques pas plus loin, il se trouve sur le dos d’Adeline, très alcoolisée et vomissant en pleine rue. Souhaitant récupérer leur bien, ils s'approchent des deux prévenus. C’est alors qu’une scène de violence éclate, dont Alexandre s’est avéré être le protagoniste principal. Coups, tentative de strangulation à l’aide de l’écharpe de l’une des victimes, mais aussi violente bousculade, il a tout fait pour défendre sa compagne, tout en étant, lui aussi dans un état second, lié à sa consommation d’alcool.

17 paiements

Les torts du couple ne se sont pas arrêtés au vol, puis aux violences commises. Ils se sont également rendus responsables de dix-sept paiements, tous effectués sans contact, pour un montant d’environ 140 €. Une manœuvre facilitée par le vol de la carte d’identité de la victime, également subtilisée dans le blouson de ce dernier. « J’avais besoin d’argent », explique Alexandre face au tribunal correctionnel de Nîmes, lors de son procès de ce jeudi 11 juin. Dans un état d’ébriété très avancé, Adeline est dans le brouillard : « Je n’ai pas de souvenirs de la soirée. » Selon l’une des victimes, médecin de profession, elle est inerte et semble « sous substances ».

Pris de ce qu’ils décrivent comme un coup de folie passager, les prévenus disposent tout deux d’un casier judiciaire vierge. Ne constatant pas d’actes positifs de la prévenue permettant la réalisation des faits, le procureur de la République a requis la relaxe pour cette dernière. Pourtant, le son de cloche est tout autre pour son compagnon. Douze mois d’emprisonnement assortis d’un sursis simple ont été demandés par le parquet, ainsi qu’une amende de 500 €. À l’issue de leur procès, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Le prévenu a donc été solennellement averti, dans l'espoir qu'une soirée de ce type, ne se reproduise jamais.

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