Politique
Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 08.01.2018 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 996 fois

NÎMES Gillet : « Mon seul adversaire, c’est Lachaud »

Candidat malheureux aux municipales de 2014, le frontiste Yoann Gillet compte bien profiter de la division de la droite nîmoise.
En 2014 pour le premier tour des municipales à Nîmes, le FN a réalisé 21,77% des voix puis 24,41% au second tour. (Photo : Objectif Gard)

À Nîmes, bien malin celui qui peut prédire l’avenir politique de la Ville. Le divorce entre le maire LR de Nîmes et son adjoint UDI a rebattu les cartes du jeu politique local. Incertitudes et hypothèses sont le lot quotidien des observateurs de la vie publique qui, à deux ans des municipales, aimeraient bien lire dans le marc de café.

Yoann Gillet, lui, n’est pas Madame Soleil. Mais à Nîmes, le frontiste voit l’avenir en rose… ou plutôt en bleu marine. « Les Républicains sont morts. Jean-Paul Fournier est en fin de règne… On peut remporter la Ville ! » scande le jeune loup, qui regarde avec gourmandise la division de la droite nîmoise. Le malheur des uns, fait le bonheur des autres au FN.

Aux municipales 2014, le parti de Marine Le Pen s’est positionné en deuxième position, au premier et second tour, avec 21,77% et 24,41% des suffrages. En ce début d'année, l’élu d'opposition prépare déjà sa campagne : « Pour l’instant, je rencontre des gens dans l’optique d’élaborer une liste et un programme. Je lancerais une compagne offensive à la mi-février. »

Les municipales sont plutôt bien suivies par les 86 000 électeurs nîmois. Les administrés identifient facilement leur maire et se sentent concernés par les projets de leur ville. Ce scrutin est parfois difficile pour le FN, où le pragmatisme et le concret sont de rigueur.

Le précédent Bousquet-Lapierre

En ce début 2018, les astres semblent favorables à Yoann Gillet. Et aujourd'hui, le frontiste affiche : « Yvan Lachaud (Centriste) est mon seul adversaire crédible. » En politique, une telle déclaration n’est jamais anodine… Pourquoi cette mise en avant de la candidature de l'ex-adjoint au maire de Nîmes et président de Nîmes Métropole ?

Dans ce brouillard, seule certitude : en 1995, la droite a perdu la ville sur l’autel de la division. Séparées, les listes Bousquet (23,37 %) et Lapierre (17,87 %), ont permis aux communistes de récupérer Nîmes (26,14 %). Vingt-cinq ans après, c'est peut-être le FN qui pourrait tirer les marrons du feu…

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

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