Au PS, les potentiels candidats se déchirent, sans savoir encore qui sera le candidat... Chez Carole Bergeri, en revanche, la campagne bat son plein : les rencontres avec les élus s'enchainent et les premiers soutiens se dessinent. Le parti Place publique vient officiellement d’apporter son soutien à la conseillère départementale du canton de Pont-Saint-Esprit. « Je l'ai connue quand elle était maire de Saint-Marcel-de-Careiret. C’est quelqu’un qui a une personnalité forte, engagée. Elle n'est pas dans le sérail. Ce sont des gens que nous cherchons à soutenir et, pourquoi pas, à rallier à Place publique à l'approche de la présidentielle », commente Christophe Cavard, désormais co-référent du parti de Raphaël Glucksmann, très probable candidat à la présidentielle, lui-aussi en quête de dynamique politique.
Christophe Cavard, un nom connu dans le mundillo politique. Ancien conseiller départemental et ex-député écologiste de la sixième circonscription, le Gardois signe ainsi son retour en politique : « J’ai adhéré fin 2025. Je commençais à ronger mon frein en attendant le match de 2027. Être sur le canapé à commenter commençait à m’agacer… », explique celui qui est aujourd’hui directeur de l’association Coallia. Ce premier soutien est un début de dynamique pour la candidate, dans un contexte où les socialistes sont divisés entre la candidature du sénateur sortant Denis Bouad – qui a finalement décidé de se représenter – et Alexandre Pissas, patron des pompiers du Gard, conseiller départemental du canton de Bagnols.
Le « scénario » de Christophe Cavard
Dans ce paysage presque cataclysmique, Christophe Cavard croit que l’union de la gauche est encore possible. Et de proposer son « scénario » : « On pourrait mettre en tête de liste Denis Bouad, Carole Bergeri en numéro 2 et un communiste en numéro 3 qui serait élu, en cours de mandat, en cas de démission de Denis Bouad. L'accord des sénatoriales servirait aussi pour les élections législatives de 2027, régionales et départementales de 2028. Il y a assez d’élections pour que tout le monde s’y retrouve. » Et Christophe Cavard d’inviter « tous ceux qui sont du réseau à peser en ce sens. Il faut redonner à Carole Bergeri, candidate avec Simon Sutour puis Denis Bouad, la place qui lui revient. »
Cette hypothèse exclurait, de fait, la candidature d’une femme communiste : Cathy Chaulet. « C’est une femme que j’adore. Je la connais depuis longtemps… Ce n’est pas le problème. D’ailleurs, il ne faudrait pas que les mecs transforment cette histoire en combat de femmes. Alors que, depuis le début, ce sont eux qui sont à l’origine du bordel. »