Publié il y a 50 min - Mise à jour le 01.06.2026 - CM - 2 min  - vu 102 fois

SÉNATORIALES Dans le Gard, la fédération socialiste sous tension

Texte d'orientation TO2 PS Parti socialiste Gard (Photo Anthony Maurin)IMG_5963

Le siège du Parti socialiste dans le Gard, à Nîmes, sur l'avenue Jean-Jaurès (Photo Anthony Maurin)

Cette semaine, la fédération du PS gardois doit entériner les candidatures. Si le sortant Denis Bouad a finalement décidé de se présenter, le maire de Tresques, Alexandre Pissas, et le président de la Banque alimentaire, Joseph Pronesti, n’ont pas retiré leur candidature.

Le scénario de 2020 va-t-il se répéter ? Comprendre : la direction nationale va-t-elle devoir intervenir pour départager des socialistes gardois incapables de s’entendre entre eux ? Si, au Parti socialiste, les sortants sont traditionnellement reconduits, l’épisode de la candidature de Denis Bouad, annoncée retirée puis finalement maintenue, a troublé le jeu et agacé les prétendants à l’investiture. Ce mercredi, la commission électorale de la fédération PS se réunit pour tenter de dégager une position commune avant de transmettre une liste au conseil fédéral, cette instance souvent présentée comme le « parlement du parti ».

Pronesti et Pissas, toujours candidats

« Le président de la Banque alimentaire, Joseph Pronesti, n’entend pas retirer sa candidature et souhaite que les militants s’expriment », commente l’une de nos sources. Un autre ajoute, non sans malice : « Fabrice Verdier l’aurait même appelé pour être numéro 3 à l’époque où il voulait se présenter… Joseph a refusé. » Quant à Alexandre Pissas, lui non plus ne semble pas disposé à ranger ses ambitions au placard. « Il a déjà demandé à certains de venir sur sa liste… », glisse un observateur. 

Au sein de la fédération, le courant de Carole Delga est certes arrivé en tête. Mais Pierre Jaumain, premier secrétaire fédéral, doit aussi une partie de son élection à Alexandre Pissas et à sa puissante section Bagnols-Campagne, l’une des plus fournies en cartes militantes. « Si une seule liste est validée, il pourra toujours y avoir des contre-propositions lors du conseil fédéral jeudi soir », poursuit un militant. En théorie, les adhérents devaient être appelés à se prononcer le 10 juin. Tout dépendra désormais de la capacité des socialistes gardois à régler leurs affaires en interne. À défaut, Paris pourrait être tenté de reprendre la main, comme par le passé.

Et sur le terrain, certains militants commencent à trouver l’exercice un peu lassant. « Denis Bouad a monté sa liste avec Cathy Chaulet, Juan Martinez… Le tout sans tenir compte de l’avis des militants. En clair, il décide et nous, on s’exécute. On est toujours dans le même système de baronnie ! », grince l’un d’eux.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
CM

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio