Publié il y a 1 h - Mise à jour le 23.03.2026 - Anthony Maurin - 2 min  - vu 163 fois

NÎMES Moustique tigre : c’est maintenant qu’il faut agir !

Le moustique tigre sévit sur notre département. Photo DR/

Le magazine Vivre Nîmes explique… Le moustique tigre est rayé noir et blanc. Il est diurne, c'est-à-dire qu'il pique plutôt le jour (principalement le matin et le soir). 

(photo libre de droits / James Gathany)

Il se déplace peu (environ 150 mètres), donc celui qui vous pique est souvent né chez vous ou chez un voisin. Il pique le jour ! Contrairement au moustique commun (Culex) qui passe la nuit à vous piquer et dont le vol bruyant vous empêche de fermer l’œil, le moustique tigre est silencieux et diurne, c’est-à-dire qu’il pique plutôt le jour (principalement le matin et en soirée).

Rayé noir et blanc : plutôt que « tigré », le moustique tigre est « zébré » noir et blanc sur tout le corps et les pattes. Il est également caractérisé par la présence d’une ligne blanche le long de son thorax. Il est petit et vif : du nom « tigre », il ne garde que la rapidité et la férocité. Question taille, il est plus petit qu’une pièce d'un centime d’euro (soit moins de 0,5 centimètre).

Le moustique tigre sévit sur notre département. Photo DR/

Après un hiver particulièrement arrosé, les conditions sont idéales pour la prolifération du moustique tigre dans le Gard. Déjà bien implanté chez nous, il représente un risque sanitaire croissant. C'est dès aujourd'hui qu'il faut adopter les bons gestes pour éviter une explosion des populations dès le printemps.

Dans le Gard, et notamment autour de Nîmes, le moustique tigre est installé durablement. Selon l’Agence régionale de santé (ARS), il est surveillé de près car il peut transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.

Plusieurs dizaines de cas autochtones sont recensés chaque année en Occitanie, avec des foyers réguliers dans le Gard. Le moustique est aujourd’hui actif de mai à novembre, avec une présence qui s’intensifie chaque année.

Moustique femelle en train de piquer • Photo unplash / Егор Камелев

Mais en 2026, un facteur aggrave la situation : les pluies abondantes de ces derniers mois. Dans le Gard, le cumul de précipitations atteint 541 mm pour une normale de 223 mm. En revanche, l'hiver a été doux. Une combinaison parfaite pour la prolifération du moustique.

Les zones d’eau stagnante sont en effet indispensables à la reproduction du moustique tigre. Car quelques millilitres d’eau suffisent pour permettre à ses larves de se développer.

La lutte repose avant tout sur des gestes simples comme vider régulièrement les coupelles, seaux, arrosoirs et tout objet pouvant retenir l’eau, nettoyer les gouttières et regards d’évacuation ou encore couvrir les récupérateurs d’eau. Il faut également ranger ou percer les objets abandonnés à l’extérieur et entretenir les jardins après chaque épisode pluvieux.

Moustique tigre ou pas, les nuisances causés par ces insectes sont importantes et croissent chaque année un peu plus (Photo DR)

Selon l'ARS, 80 % des moustiques tigres naissent dans les espaces privés. La prévention dépend donc directement des habitants.

Face à un insecte désormais bien implanté et à un hiver particulièrement humide, la vigilance doit commencer dès maintenant. Dans le Gard, la lutte contre le moustique tigre se joue dès le printemps et surtout, dans chaque jardin.

Anthony Maurin

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