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CMA GARD Elections : Henry Brin, les racines du Gard dans la peau

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Henry Brin est attaché à son territoire du Gard. C’est la raison qui le pousse aujourd’hui à se présenter pour obtenir la présidence de la Chambre des Métiers du Gard dans les prochaines semaines. Portrait.

Issu d’une famille gardoise, Henry Brin est fier de son patrimoine familial avec un grand-père, ancien conseiller à Nîmes et président de la Croix Rouge. Et un autre, distillateur à Aigues-Vives. Mais son engagement prend également racine à travers Aigues-Vives où il a exercé pendant des années, en tant qu’artisan électricien. Fier de son village qui a vu naître le premier gardois président de la république, Gaston Doumergue à l’origine du concours Meilleur Ouvrier de France. « C’est que ce que j’appelle l’alignement des planètes, je suis passionné par cet homme, président du Sénat, de l’Assemblée Nationale, plusieurs fois ministre, … Mais surtout très moderne quand on sait qu’il était le premier Président de la République non marié » confie Henry Brin.

La fierté d'être artisan

Pour lui, cette volonté de s’engager pour représenter les artisans du Gard passe par un double engagement encore une fois lié à son parcours : l’apprentissage et l’artisanat. Après avoir passé une année dans un CFA après un BAC général, il obtient son précieux sésame pour exercer.

Cette fierté d’être artisan doit être pour le candidat à la présidence de la Chambre plus que jamais mise en avant : « On doit la revendiquer : nous devons être fier d’entreprendre ! ». C’est d’ailleurs pour cela qu’il est ravi d’avoir participé à la régionalisation des CFA dans le secteur du bâtiment « Je garde des moments forts dans l’inauguration du CFA d’Alès qui est d’ailleurs le seul CFA Bâtiment du département ».

Mais comme il avoue, tout ne peut pas réussir. Après avoir essayé de monter une filière sport étude autour des courses camarguaises, il a dû se résigner à stopper son développement par manque de moyens : « J’avais réussi à faire les partenariats. Pendant deux ans, on s’est battu mais en termes de financement, d’hébergement, nos moyens étaient trop limités » reconnait-il non sans une pointe d’émotion.

L'avenir de la Chambre des Métiers 

Aujourd’hui, c’est à l’avenir qu’il pense et aux potentiels de services et de développement à offrir aux artisans du Gard. Mais tout le ramène à son concurrent avec qui il a fait liste commune lors des élections précédentes. « Serge Alméras se donne la paternité de beaucoup de choses mais ce sont ses équipes qui ont travaillé pendant son mandat. Prenez le CFA d’Alès, il se donne le beau rôle alors qu’il n’est même pas sur la photo de l’inauguration, faut rendre à César ce qui appartient à César » n’hésite pas à affirmer Henry Brin.

1er vice-président de la Chambre des Métiers du Gard, il rappelle l’engagement de la liste de Serge Alméras, le président sortant. « Nous étions parti sur l’idée d’un contrat partagé pour son dernier mandat comme il s’y était engagé où moi je m’occupais de la formation et l’apprentissage. Après la mise sous tutelle par la Préfecture, il fallait remettre la Chambre en ordre de marche. Il fallait se doter d’un bel outil pour se préparer à la régionalisation. Je suis donc allé taper aux bonnes portes notamment au niveau national pour obtenir des financements mais aussi à la région, au département et la mairie de Nîmes ».

Sauf qu’aujourd’hui Henry Brin considère que le bilan n’est pas au rendez-vous : « Mon mandat a un goût d’inachevé, une partie a été remplit, pas tout. On a tous voté à l’unanimité les décisions car je suis un homme fidèle mais les méthodes de Serge Alméras n’étaient pas les bonnes. Il fallait donner une réelle impulsion mais le Président a beaucoup promis et n’a pas fait grand-chose. En fait, il décidait seul. »

Pour étayer son attaque, Henry Brin précise son propos : « La Chambre des Métiers doit être la chambre de tous les gardois. Seul 20% utilisent les services, ce n’est pas normal. Moi je veux que tous les artisans gardois aient accès au même niveau de services ». Pour cela, il envisage s’il est élu de renforcer la présence de la CMA : « On a 20.000 artisans, chaque année, ils seront rappelés au moins une fois par an pour faire le point sur leurs besoins et leur apporter les services dont ils ont besoin ».

Au plus près des artisans

Pour parvenir à cet objectif, l’ancien vice-président ne manque pas d’ambition et a su s’entourer d’une équipe renouvelée : « Je mise sur la jeunesse. J’ai capitalisé sur une liste des personnalités de tous les territoires du Gard. J’ai par exemple sur ma liste une ancienne psychologue du travail qui a repris une entreprise de carrosserie. Elle a 35 ans. La vision de l’artisan faut qu’elle soit moderne. »

Au rayon des promesses, Henry Brin imagine avec son équipe outre de décliner la notion de proximité et d’ambassadeurs par métiers, de lutter contre l’isolement de l’artisan pour toutes les questions de création, recrutement, recherche de locaux, transmission, ... et d’accompagner d’A à Z sur les besoins de financement. Enfin, il préconise une mutualisation avec les autres Chambres (CCI, Chambre d’Agriculture) et s’engage à être force de proposition auprès des EPCI.

Des qualités au service des artisans du Gard de par son engagement au niveau national « Je suis Vice-président nationale à la CGPME. Je revendique mes mandats nationaux car ils sont une aide précieuse pour le territoire en ce qui concerne le financement, par exemple pour le CFA d’Alès mais encore pour sensibiliser la ministre sur les problématiques liées au RSI. Rappelons que Paris n’est qu’à 2h50 de Nîmes alors que Toulouse est à 3H30. Je suis en première ligne mais pour la bonne cause, le Gard ».

Henry Brin un pied à Paris rappelle que les artisans du Gard dans une économie régionalisée devront faire le bon choix pour défendre leur intérêt futur : « J’ai l’ambition pas la certitude. Ma fierté d’être artisan ce n’est pas qu’un slogan c’est une réalité ! Je suis quelqu’un humble …. Si je perds, je l’accepterais. »

 

Un mot sur les Présidents actuels :

Serge Alméras : « Il dans une forme d’usure du pouvoir. Comment peut-on prétendre être les meilleurs quand 20% des artisans seulement utilisent les services ? On a fait des améliorations mais beaucoup de territoire du Gard ont été oublié. »

Dominique Granier, Président de la Chambre d’Agriculture : « Il a une bonne écoute des politiques, il est reconnu et respecter de tous. Je n’aurais aucun souci pour travailler avec lui d’autant que nous avons certainement un travail à renforcer dans le développement de la filière courte. Le Made in Gard peut être une marque à développer ».

Francis Cabanat, actuel Président de la CCI Alès : « Nous avons toujours été dans une stratégie gagnant-gagnant. Sur le bassin d’Alès, le campus de l’apprentissage a permis à tous les jeunes de se former. On a travaillé sur le pré-recrutement. Je lui ai succédé à la présidence du CIBC : centre institutionnel des bilans de compétences ».

Henry Douais actuel Président de la CCI Nîmes : « Sur le projet IRFMA, on a travaillé ensemble sur l’hébergement. On a fait un partenariat autour de l’hôtellerie. La mutualisation avec la CCI Nîmes : on n’a pas attendu, on l’a fait avec Henry (Douais) ! »

 

Important : les élections de la Chambre des Métiers se déroulent jusqu'au 14 octobre. Le dépouillement se fera en Préfecture le 19 octobre 2016.

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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