Economie

ROQUEMAURE Les élus du Grand Avignon visitent une pépite à ne pas escamoter

Elus du Grand Avignon et dirigeants de l'entreprise (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Elus du Grand Avignon et dirigeants de l'entreprise (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

On les voit sans les voir, pourtant il y en a presque partout : les bornes escamotables ont envahi nos villes et villages ces dernières années, que ce soit à l’entrée d’une ambassade ou à celle d’une place de marché.

Figurez-vous qu’une bonne partie d’entre elles provient… du Gard, et plus exactement de Roquemaure, où est basée l’entreprise AMCO Les Escamotables, à la zone de l’Aspre.

En pleine croissance

Une entreprise qu’a visité ce mardi matin une délégation d’élus du Grand Avignon emmenée par son président Jean-Marc Roubaud, pour qui c’était une manière de marquer le coup, quelques jours après l’entrée de Roquemaure dans l’intercommunalité : « C’est symbolique car je suis très heureux que Roquemaure et Montfaucon nous aient rejoint et que dans le cadre de notre compétence développement économique il y ait une zone à Roquemaure de cette qualité, et nous serons très actifs quant à son développement futur. » Et l’élu de saluer en AMCO « une saga familiale qui ne s’est pas enlisée dans la routine. »

De fait, l’entreprise a reçu le prix de l’innovation au dernier BIG de Laudun-l’Ardoise, et en est à sa deuxième génération de dirigeants, après 25 ans d’existence. Fondée par Serge Murolo et Jean-Michel Belaval, qui est le co-détenteur du brevet de la première borne escamotable en 1986 avec Yvon Verra, l’entreprise a été reprise en 2005 par leurs enfants respectifs et reste aujourd’hui dirigée par Stéphane Belaval (directeur général), Brigitte Belaval (directrice administrative et financière), Jérôme Murolo (directeur commercial) et Antoine Murolo (responsable technique).

Entretemps, l’entreprise a bien grandi, compte désormais une vingtaine d’employés, et un carnet de commandes bien rempli : « on est passés de 180 000 francs de chiffres d’affaires en 1992 à 4,5 millions d’euros aujourd’hui, et on a consolidé un emploi par an », souligne Jérôme Murolo. Il faut dire que la gamme de l’entreprise, qui va de la simple borne escamotable manuelle aux plaques de barrage capables de stopper deux camions de 7,5 tonnes lancés à 80 km/h (une impressionnante vidéo de crash-test dans le hall est là pour le prouver), en passant par les bornes de distribution de courant pour les forains ou les bornes de stationnement minute, l’entreprise est certes sur « une petite niche », comme l’affirme son directeur commercial, mais elle l’occupe bien.

Le Ministère des Affaires étrangères parmi les clients

Ainsi, ses produits sont déjà dans de nombreuses communes, comme Nîmes, Rochefort-du-Gard, Roquemaure, Orange ou Sainte-Cécile-les-Vignes, pour ne citer que les plus proches, et la demande de dispositifs va croissant depuis les tragiques attentats de Nice et de Berlin, qui ont vu des camions lancés à pleine vitesse dans la foule. Et outre les communes, « on travaille beaucoup avec le ministère des Affaires étrangères, explique Jérôme Murolo. On a fait trois ambassades, à Moscou, Pékin et Washington, et nous avons d’autres projets dont nous ne pouvons pas encore parler. » D’ailleurs, la pièce d’à côté, qui abrite des produits classés secret-défense, ne pourra pas être photographiée, nous avertit-on juste après. Dans la même lignée, précisons que l’entreprise a équipé le site d’Areva Tricastin avec ses plaques de barrage.

« On est le seul fabricant français à ce niveau de sécurité » se félicite Jérôme Murolo, qui argue le fait que sa société est la seule Française à être certifiée. Et l’entreprise ne laisse rien au hasard, en maîtrisant sa chaîne de production : « on fait les prototypes ici, et tout est fabriqué ici », note Brigitte Belaval. Un changement de stratégie décidé il y a sept ans, pour notamment diminuer les coûts. « On fabrique de A à Y, note Jérôme Murolo. Il reste la découpe laser et jet d’eau, et la peinture qui sont sous-traités », souvent pas très loin, dans le Grand Avignon.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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