« On parle de l’éducation de nos enfants ». Remontée, une mère d’élève, qui a préféré rester anonyme, a exprimé ouvertement son désaccord, face à la fermeture de classe envisagée, dans le village de 1 503 habitants : « Faire des économies sur l’éducation, nous sommes contre. On perd une super maîtresse », peste-t-elle. Père d’élève et conseiller municipal, Daniel Larozas est sur la même longueur d’onde : « L’éducation, c’est la base pour avoir un avenir meilleur. Cela baisse aussi l’attractivité du village », regrette-t-il.
Claude Salau : « Cela fait trois ans que je me bats »
Présent ce mardi matin, le maire Claude Salau réclame des explications et fait un point sur cette situation délicate : « Cela fait trois ans que je me bats. Cela va créer des classes à double niveau, et beaucoup d’élèves par classe, entre 24 et 25. Nous accueillons de nombreux enfants qui viennent de la communauté des gens du voyage. Ils demandent une attention particulière. Il faut que les parents d’élèves se mobilisent », souligne l’élu municipal, réélu pour un second mandat, le 15 mars dernier.
7 ou 8 classes ?
Celui-ci rencontrera le directeur académique à Bagnols/Cèze le 2 avril, avec l’espoir d’obtenir des réponses. À défaut d’en avoir de la part de Christine Preitceille, inspectrice de l'Éducation nationale, qui n’a pas répondu, à l’heure actuelle, à sa sollicitation. 172 élèves composent l’école maternelle et élémentaire de Saint-Julien-de-Peyrolas. Au lieu de 8 classes, la commune pouvait en être dépourvue d’une et n’en posséder que 7. Ce mardi 31 mars, l'école peyrolaise était fermée. Les services de la garderie et de la cantine étaient tout de même assurés.
Avec cette fermeture de classe qui plane au-dessus de leurs têtes, le maire le confiait : le projet de rénovation de cet établissement scolaire pourrait être mis à mal. Reste à savoir si la professeure concernée sera maintenue à son poste, ou si la décision tant redoutée sera entérinée.