Publié il y a 2 h - Mise à jour le 06.04.2026 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 145 fois

ARLES EN FERIA Les banderilleros font le show et El Rafi sort a hombros

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)

Triomphe d'El Rafi (Photo Anthony Maurin)

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano (salut et salut), Jesus Enrique Colombo (salut et oreille) et El Rafi (oreille et deux oreilles).

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)
Le paseo de la corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)

Cette clôture de feria se voulait forte en personnalité et internationale dans l’esprit. Des toros portugais de Murteira Grave, l’Espagnol Manuel Escribano, le Vénézuélien Jesus Enrique Colombo et le Français El Rafi, nîmois de naissance mais arlésien de par son alternative prise dans l’amphithéâtre en 2021. Spectacle et banderilles !

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)
Triomphe d'El Rafi (Photo Anthony Maurin)

Et, on. Peut le dire, de temps en temps, un vrai cartel de banderilleros, quel régal ! Durant la première partie de la course, chaque maestro a partagé ses bâtonnets avec les deux autres, dans une ambiance chaleureuse et une saine competencia. Jesus Enrique Colombo et sa puissance précise marquera un peu plus les esprits de l’aficionado comme du béotien.

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)
Manuel Escribano (Photo Anthony Maurin)

Manuel Escribano, comme Luque, est né à Gerena. On ne le sait pas forcément, mais s’il est ici maintenant, c'est logique. Sa saison 2025 fut une grande temporada ! 38 corridas, 73 oreilles (avec 21 faenas de deux oreilles) et deux queues coupées ! Avec son premier Murteira Grave, Escribano saluera au tiers. C’est bien dommage car ce premier toro et ces premières paires partagées ont mis la course sur les bons rails. Hélas pour l’Espagnol, après s’être gagné une oreille en toréant un fer qui a plu aux tendidos, a perdu cet appendice aux aciers. On aura vu un Manuel Escribano toujours aussi sérieux, excellent chef de lidia et torero de la tête au pied. Il tirera une série droitière de bon aloi.

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)
Manuel Escribano (Photo Anthony Maurin)

Il y a des jours comme ça. Ce matin, c’était Léa Vicens, ce soir, c'est Escribano… Encore un duel malchanceux. Comme toujours le piéton à l’œil sur tout et voit rapidement que son adversaire perd son âme. Sans rythme ni allant, c’est après la deuxième pique que tout s’effondre, à commencer par le toro. Pourtant, le premier tercio avait laissé entrevoir un brave qui allait plaire… Escribano tentera de réanimer le cornu mais rien à faire. Salut dépité.

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)
Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)

Jesus Enrique Colombo est bientôt trentenaire et semble avoir trouvé une place dans le mundillo. Un banderillero hors pair, un athlète valeureux, un duelliste de talent et un torero, malgré tout cela, de sentido. Colombo est à voir et à revoir même s’il veut parfois un peu trop mettre en scène les choses comme ce fut le cas pour la pique de ce toro de Murteira Grave qui ne s’y prêtait pas franchement. Avec la muleta, il prouve son toucher délicat et son pouvoir sur la trajectoire que le toro prend, y compris sur les courtes distances et dans les terrains opposés. Le toro ne répond qu’à moitié. À l’épée, tout aussi sérieux qu’aux banderilles, il met une entière concluante. Salut.

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)
Jesus Enrique Colombo (Photo Anthony Maurin)

Torero de chaleur et d’alegria, le natif de San Cristobal plaît en terre arlésienne. Il va même couper une belle oreille au cinquième de la tarde. Si les trois premiers semblaient du même semental, les trois qui suivaient étaient différents. Chez Murteira Grave, on aime la variété ! Pour le coup, celui-là avait l’étincelle allumée et le torero n’a rien lâché pour nous la montrer. Elle était fort bien dissimulée mais on a pu la voir avant que le cornu se renferme un peu sur lui. Grande épée, oreille.

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)
El Rafi (Photo Anthony Maurin)

C’est le Rafi qui clôt le cartel. Pour l’intégrer, il a dû faire un pas de côté et se remettre à banderiller mais l’aficion sait qu’il peut faire bien plus. Oui il a pris son alternative à Arles mais pour son premier cartel de banderilleros, devinez avec quelles banderilles il s’est appliqué ? Celles aux couleurs de sa ville, Nîmes ! Un petit clin d’œil que le chauvin aura apprécié. Sinon ? Le Rafi coupe sa petite oreille à l’issue de ce premier combat face à un toro avec lequel il ne trouvera jamais vraiment la bonne distance sauf à gauche. Au gauche… on va en reparler ! Oreille, donc.

Corrida de Murteira Grave pour Manuel Escribano, Jesus Enrique Colombo et El Rafi (Photo Anthony Maurin)
El Rafi (Photo Anthony Maurin)

Dernière opposition de feria et dernière chance pour marquer les esprits qui ne demandent que ça ! Le Rafi prend ses responsabilités, met du temps pour y arriver mais lâchera deux séries de naturelles. Exemplaires. Belles, lentes mais rythmée d’une musique douce et emplie de sensibilité. Un toreo qu’on lui connaît mais qu’on peinait à revoir. Sur quelques secondes, on a revu le Rafi ! Il faut rendre à César ce qui lui appartient, surtout en terre arlésienne. Son toro était une petite merveille à la limite de la vuelta mais le maestro ne l’a pas laissé passer et a plu aux tendidos dans ce rôle au cœur d’un cartel bien pensé. Deux oreilles et une fin de feria con alegria !

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