Publié il y a 1 h - Mise à jour le 05.04.2026 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 128 fois

ARLES EN FERIA Luque et Rufo triomphent des Torrealta

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)

Sortie en triomphe de Daniel Luque et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque (salut et deux oreilles), Emilio de Justo (oreille et silence) et Tomas Rufo (oreille et oreille).  

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
Un toro de Torrealta (Photo Anthony Maurin)

Corrida de gala en ce samedi soir sur la Terre. En pays d’Arles, quand on triomphe, on est répété. Réunissant trois toreros qui ont marqué la saison passée à Arles, cette corrida s’annonçait comme l’un des temps forts de la feria.

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
Le paseo de la corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)

Les toros de Torrealta, faisaient leur retour et Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo retrouvaient ensemble une arène où chacun a récemment connu le triomphe.

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
Sortie en triomphe de Daniel Luque et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)

Premier en piste, Daniel Luque. L’an passé fut une saison complexe pour lui. Entre chamailleries et choix, il n’a toréé « que » 35 corridas pour en coupant 58 oreilles. Chef de lidia de cette course, l’Espagnol a mis tout le monde d’accord d’emblée face à un bravito d’intérêt qui a fait valdinguer le piquero. Luque y va lui aussi de bon cœur, sans le sourire, bien entendu, mais avec le cœur et c’est largement suffisant ! Technicien hors pair, le piéton embarque les tendidos dans des séries importantes avec son opposant. Comme sa marque de fabrique est reprise depuis une bonne décennie, le voir faire des luquecinas est toujours plaisant, une sorte de retour aux sources. Hélas… le maestro saluera après une déconvenue à l’épée…

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
Daniel Luque et son premier Torrealta (Photo Anthony Maurin)

Avec son deuxième Torrealta, le torero de Gerena se montre sous son plus beau jour. Devant un toro qui pesait et dont la charge était intense, Luque a mis du temps à trouver la distance, mais une fois dans le viseur… Aïe, aïe, aïe ! Remarquable de tact et de douceur à gauche, un bonheur pour les yeux. Un final simple et parsemé de belle fioriture, l’usage du pico pour citer le toro sur la courte distance en retournant la muleta à la Conde, bref, un Luque inspiré et qui a su tuer d’une belle lame. Deux oreilles et un grand moment.

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
Daniel Luque (Photo Anthony Maurin)

Emilio de Justo aime les arènes d’Arles qui aiment en lui la personne sincère qui a connu une longue traversée du désert et qui savoure enfin une petite gloire en restant sérieux et professionnel. Cependant, pour cette première opposition, il tombe sur un Torrealta violent par moment et à la charge indécise. On verra bien quelques détails, notamment à gauche, un choix de terrains assez judicieux mais pas bien plus. Oreille après une belle épée.

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
Emilio de Justo (Photo Anthony Maurin)

Deuxième toro et silence pour Emilio de Justo qui touche un nouveau cornu manquant de transmission. Comme à son habitude quand il voit que la faena ne sera une faena de rabo, Emilio de Justo s’applique et exécute parfaitement les choses. Encore d’excellentes séries à gauche mais, encore plus fort et quasi passées inaperçues, des naturelles droitières. Les tendidos sont frais, le soleil a tapé toute la journée, sont-ils passés à côté ? Silence après une nouvelle belle épée.

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
Emilio de Justo (Photo Anthony Maurin)

Tomas Rufo… Que dire du torero ? Il est quasi neuf dans le métier mais offre à chacun de ses paseos des émotions nouvelles. Son toreo de pureté se lie avec n’importe quel encaste. Cela fait du bien de le voir et de le revoir et, avec Luque, il sortira en triomphe à l’issue de la course. Une personnalité tranquille, sereine, qui avance discrètement mais librement. Il se fera bien surprendre par son opposant qui lui prendra fort. Sonné, le maestro se relève et, piqué à vif, se remet au boulot et ne lâche rien même si on ne pourra plus voir grand-chose. Une oreille tout de même !

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
La douceur précise de Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)

Dernier de la tarde et Tomas Rufo ne compte pas laisser passer ce Torrealta pour sortir sur les épaules des porteurs. Il touche un bon toro à la robe crasseuse, jabonero sucio dira Christophe Chay. Un bon toro qu’il faudra polir pour décrasser le superflu. Une fois fait, le ménage a permis de voir un excellent toro ! Toujours précis et donnant beaucoup Rufo ne pratique pas le même toreo, il s’adapte pour finir dans les cornes. Il y aura des hauts et des bas dans ce couple mais le spectateur aura vu de belles séquences. Une nouvelle oreille et donc la sortie n triomphe pour Luque et Rufo.

Corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)
Tomas Rufo (Photo Anthony Maurin)

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