Publié il y a 1 h - Mise à jour le 02.04.2026 - Thierry Allard - 3 min  - vu 304 fois

FAIT DU JOUR Le meilleur hôpital public de France pour la rééducation est à Uzès

L'hôpital d'Uzès se distingue dans le classement des meilleurs services de rééducation

- Thierry Allard

Régulièrement distingué par de bons classements, l’hôpital local d'Uzès fait une nouvelle fois parler de lui en bien, cette fois pour son service de Soins médicaux et de réadaptation (SMR).

En effet, le service de l’établissement a été classé 3e ex-aequo sur 864 établissements français, dans un classement publié par nos confrères du Figaro en mars établi à partir de l’étude e-Satis menée par la Haute autorité de santé. « Nous sommes passés de la 400e place il y a trois ans à la 3e ex-aequo, souligne le directeur de l’hôpital d’Uzès Jean-Luc Montagne. Et les trois premiers sont des établissements privés, donc le premier SMR public sur 864 établissements français est l’hôpital d’Uzès. »

Pas rien pour ce petit hôpital, labellisé Hôpital de proximité, dont le service de Soins médicaux et de réadaptation est passé en 2024 de 30 à 40 lits, auxquels s’ajoutent 14 places du service État végétatif chronique, un service qui a obtenu un prix remis par l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) en 2019, au passage. Son SMR, l’hôpital d’Uzès l’a restructuré récemment : « il y a désormais une psychomotricienne, des kinésithérapeutes réputés, des activités physiques adaptées, nous avons aussi créé un début d’appartement thérapeutique, pour que les patients acquièrent les bons réflexes avant leur sortie », explique le directeur.

83,6 % de satisfaction

Ce bon classement, l’hôpital le doit aux retours de ses patients. « Le questionnaire de la Haute autorité est anonyme et envoyé à chacun de nos patients quinze jours après sa sortie, c’est une enquête anonyme, qui concerne tous les établissements publics et privés », explique Jean-Luc Montagne. L’étude porte sur l’ensemble du séjour : l’accueil, les soins, la rééducation ou encore la prestation hôtelière. L’établissement uzétien a un taux de réponse de 38,5 % de ses patients, un taux nettement au-dessus de la moyenne, qui est de 30 %, ce qui rend ce résultat, un taux de satisfaction de 83,6 %, encore plus significatif.

Par ailleurs « nous doublons nos recueils de satisfaction pour avoir le plus de réponses possibles, avec aussi la remise d’un questionnaire papier à la sortie, et nous croisons ensuite les données avec celles de la Haute autorité de santé », précise Noémie Manetta, infirmière qualité à l’hôpital d’Uzès. Et il en ressort « généralement d’excellents résultats, le fruit d’une dynamique continue », poursuit-elle, arguant notamment des citations laissées par les patients sur les questionnaires : « difficile de faire mieux », « cet hôpital est au top du top », « une équipe formidable, compétente et très à l’écoute », on en passe et des meilleures. Quant aux retours moins positifs, ils servent à l’hôpital pour s’améliorer, comme lorsqu’il s’est agi de revoir à la hausse les portions de nourriture en SMR.

« Une bonne dynamique générale »

Quel est le secret de l’hôpital d’Uzès ? « Le secret ? C’est le supplément d’âme », estime le directeur de l’hôpital. « Ça ne vient pas de nulle part », rajoute Laure Santonja, directrice qualité de l’hôpital. « Nous n’avons pas le plateau technique du CHU, mais nous avons des équipements récents et une écoute particulière des personnels », reprend Jean-Luc Montagne. « C’est aussi un engouement des professionnels, une bonne dynamique générale et un personnel volontaire », abonde Sylvie Barral, faisant fonction de cadre supérieur de santé dans l’établissement. Un exemple : « le plan formation a été triplé en cinq ans, et le personnel s’y investit, avance le directeur. Et nous arrivons désormais à récupérer du personnel d’établissements plus importants, ce qui veut dire que nous avons une réputation de qualité. »

D’ailleurs, « en termes de recrutement de personnels, avoir de bons scores à un classement comme celui-là attire du personnel infirmier et soignant qui souvent nous manque », ajoute Jean-Luc Montagne, qui compte sur ces bons résultats aussi pour sécuriser des financements de l’Agence régionale de la santé. Une réputation qui se trouve aussi dans le « taux de fuite » très faible de l’hôpital d’Uzès, comprendre que les patients du territoire s’y font soigner. Au point que « nous sommes victimes de notre succès, avec des patients en attente », note Sylvie Barral. Tellement que le maire et président du Conseil de surveillance de l’hôpital, Jean-Luc Chapon, est « quotidiennement sollicité » par des Uzétiens sur ce sujet.

Maire qui profite de l’occasion pour « remercier une nouvelle fois le personnel, tout le monde est satisfait de ce qui se passe au sein de l’hôpital. » Un hôpital qui ne compte pas se reposer sur ses lauriers : en 2023, l’établissement a été certifié « Haute qualité de soins » par la Haute autorité de santé, le plus haut niveau possible, une certification remise en jeu en 2027. D’ici là, l’établissement veut développer l’hospitalisation de jour, et s’apprête à lancer un Centre de ressources territorial sur le sujet de la dépendance. Sans oublier, en juin prochain, la célébration de ses vingt ans.

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