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LE 7H50 du socialiste Paul Gabriel : « À Saint-Gilles, la Gauche doit retrouver une tribune »

Paul Gabriel, candidat à la mairie de Saint-Gilles (Photo : Coralie Mollaret)

Candidat à la mairie de Saint-Gilles, le socialiste Paul Gabriel veut redonner une tribune à la Gauche. Une Gauche qui, par deux fois, s’est retirée aux élections, appelant à battre le Rassemblement national. 

Objectif Gard : Tout le monde ne vous connaît pas. Pouvez-vous vous présenter ? 

Paul Gabriel : J’ai 38 ans, je suis marié et père de trois enfants. Nous habitons à Saint-Gilles depuis 2007 et nos filles sont nées ici. Je suis ingénieur territorial au service Transport de la communauté de communes d’Arles. J’ai exercé auparavant dans le privé, dans le secteur de la logistique et du transport. J’ai toujours apprécié les transports, ça permet de se rencontrer et de répondre aux besoins des administrés. 

Comment vous est venue l’idée d’être candidat aux élections municipales ?

Mon père était militant socialiste et mon grand-père, à la SFIO. La politique m’a toujours intéressé mais c’est la Présidentielle qui a vraiment réactivité mon engagement. J’ai pris ma carte au Parti socialiste. Je voulais participer à la résurgence de la Gauche à Saint-Gilles. Au départ, je n’ambitionnais pas d’être tête de liste. C'est au fil du temps que j’ai pris la première place. Ce qui se passe au niveau national a des conséquences sur le quotidien des gens et le maire, lui, peut agir sur ce quotidien. 

À Saint-Gilles, la Gauche s’est retirée deux fois d’une élection au profit du maire sortant, Eddy Valadier, c’est bien ça ? 

Oui aux élections Municipales de 2014 et aux Départementale de 2015.  Ça n'a pas été simple… D’un côté, vous ne voulez pas les extrêmes mais de l’autre, vous n’avez plus d’élus et donc plus de tribune. Aujourd'hui à Saint-Gilles, on doit retrouver cette tribune ! D'ailleurs quand on regarde les élections, on s’aperçoit bien que la Gauche saint-gilloise existe.

« Nous ne sommes pas dans une opposition frontale à Eddy Valadier »

Quel regard portez-vous sur la politique d’Eddy Valadier qui a fait pas mal de travaux sur la commune ? 

Nous ne sommes pas dans une opposition frontale à Eddy Valadier. Les rénovations qu’il a entreprises étaient nécessaires. Seulement nous, nous aurions fait différemment en végétalisant les espaces publics comme la rue Gambetta qui est très minérale. Aussi, les gens des quartiers nous disent qu’ils ont le sentiment d’être mis de côté. C’est pourquoi nous aimerions la création de comités de quartier avec un petit budget participatif pour engager certains travaux. 

Les instances participatives, c’est très à la mode pour ces municipales ? 

Ces instances permettent de se retrouver et d’échanger. Les comités de quartier permettent une meilleure implication des administrés dans la vie publique. Ça permet aussi aux élus d’avoir les pieds ancrés dans la réalité de tous leurs administrés. D’ailleurs si nous sommes élus, on créera des commissions extra-municipales sur l’environnement et l’agriculture.

Vous qui êtes spécialisé dans les transports que préconisez-vous pour Saint-Gilles ? 

En 2017, une enquête de Nîmes métropole sur les ménages et les déplacements a révélé qu’un quart des Saint-Gillois ne se déplaçaient pas. Aujourd’hui, il faut développer les mobilités douces comme des circuits de marche à pied ou des pistes cyclables. Regardez, le Conseil départemental a refait le pont du canal avec deux pistes cyclable. Seulement, une fois arrivé sur la voie communale, il n’y en a plus ! Pas très malin… Aussi, nous avons le bus 42 qui permet d’aller à Nîmes. Il dessert certains quartiers mais pas tous. Il faudrait peut-être penser à développer le minibus du CCAS pour permettre aux gens de se déplacer plus facilement. 

Vous avez présenté votre liste. De qui se compose-t-elle ? 

Avec 33 candidats notre liste est complète et apolitique. On retrouve d’anciens élus comme l’ex-premier adjoint, Daniel Aniort, la présidente de la Gardonnette, Monique Durrieux, notre expert en écologie qui travaille au Parc naturel de Camargue, Stéphan Arnassan. D'ailleurs si nous sommes élus, il occupera le poste d’adjoint à l’Écologie et travaillera sur les retenues collinaires qu’il faut mettre en place à Saint-Gilles pour éviter les inondations en centre ville. On notera aussi la présence des représentants communistes de Saint-Gilles, Alain Nunez et Fernand Soler, connu de la vie politique saint-galloise, qui ferment la marche. 

Le Rassemblement national est implanté à Saint-Gilles. Ne craignez-vous pas de fractionner les voix des anti-RN dès le premier tour ? 

On ne connaît pas encore les résultats du premier tour. On ne peut pas anticiper l’avenir. Nous allons faire une belle campagne. Aujourd’hui, comme je vous l’ai dit, les gens qui votent à Gauche ne sont plus représentés. Et ça, ce n’est pas bon pour la démocratie. 

Propos recueillis par Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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