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UZÈS Plus de 300 brebis ont pris leurs quartiers dans la vallée de l’Eure

Plus de 300 brebis ont pris leurs quartiers pour quelques semaines dans la vallée de l'Eure. (Marie Meunier / Objectif Gard)
Le couple de bergers, Isabelle et Damien Juan, avec Jacques Caunan, adjoint uzétien délégué à l'Environnement. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Ce jeudi matin, environ 350 brebis sont arrivées dans la vallée de l'Eure, à Uzès. Elles devraient y rester quelques semaines avant de gagner les montagnes pour la saison estivale. 

Le cheptel appartient à Damien et Isabelle Juan, bergers installés à Saint-Siffret depuis un an. Le couple a mis deux heures pour relier leur commune et la vallée de l'Eure à pied avec leurs bêtes ce jeudi matin. Aidé de leurs chiens, ils les ont parquées dans l'enclos pour qu'elles paissent l'herbe du poumon vert d'Uzès.

Au total, 11 hectares leur sont mis à disposition par la mairie. L'enclos sera repoussé petit à petit pour que les ovins tondent toute la surface. Cette opération d'éco pâturage, c'est "du gagnant-gagnant" pour Jacques Caunan, adjoint délégué à l'Environnement à la mairie d'Uzès : "On avait envie de supprimer les engins motorisés qui marchent à l'essence dans cet endroit."

Défricher et débroussailler en amont les zones exposées au risque incendie l'été

Alors quoi de plus écolo que les moutons ? Une convention a été passée entre la municipalité et le couple de bergers il y a 3-4 mois pour officialiser le prêt de terrain. Elle est valable pour cinq ans : "Ils peuvent mettre leurs bêtes quand ils le souhaitent", affirme l'adjoint.

Les alentours d'Uzès sont particulièrement exposés au risque incendie. Alors la convention prévoit aussi que le troupeau puisse "nettoyer" les zones qui ont besoin d'un débroussaillage, notamment les parcelles en DFCI (Défense de la forêt française contre les incendies). Damien et Isabelle Juan sont très heureux de bénéficier de ces 11 hectares. Ils viendront s'ajouter aux 400 Ha de parcours pastoral répartis entre Saint-Quentin-la-Poterie, Saint-Siffret et Saint-Victor-des-Oules.

Pour l'instant propriétaires d'un troupeau de 350 têtes - principalement des brebis tarasconnaises et blanches -, ils espèrent pouvoir l'agrandir très vite jusqu'à 500 brebis. La partie du cheptel restera quelques semaines dans la vallée de l'Eure avant de gagner le massif de l'Aigoual pour l'été et redescendra dans les terres en septembre pour l'agnelage.

Marie Meunier

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