Publié il y a 1 h - Mise à jour le 17.02.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 61 fois

JUSTICE Home-jacking sur seniors, une victime : « Ça m’a foutu en l’air »

Présentes depuis le début du procès, les victimes ont été amenées à s'exprimer, ce mardi 17 février. 

- Tony Duret

En présence des deux accusés, plusieurs victimes ont été entendues par la cour. Elles ont courageusement raconté ce qu’elles ont vécu et ont relaté les répercussions de ces attaques ciblées du princtemps 2024.

En cette deuxième matinée d’audience concernant l’affaire des home-jackings survenus dans plusieurs villages du Gard au printemps 2024, les différentes victimes ont pu s’exprimer sur leur journée d’horreur, face à la Cour criminelle du Gard. C’est avec émotion qu’ils ont tour à tout, raconté leur histoire, restée gravée dans leurs esprits. Tous ont été victimes de violentes intrusions dans leur domicile, en leur présence, entraînant souvent des violences et toujours sous la menace d’une arme. « Si vous allez à la gendarmerie, je reviens et je vous tue », relate Maryse, assommée par les mots qui lui ont été lancés par les deux jeunes hommes. « Elle n’a peut-être pas la mémoire très claire », lance Maître Marc Gallix, intervenant à la défense de Manuel, l'un des accusés.

Malgré l’horreur de la situation, les victimes ont fait preuve de courage, face aux deux accusés. Denise, elle, raconte avoir montré son caractère, le tout malgré la peur. « Je me suis rebellé, dit-elle. Il voulait prendre mon téléphone, mais il y a toutes mes photos dedans ». Le tout face à l’arme à feu tenue par l’un des accusés. L’un est décrit par les différentes victimes comme endossant le rôle de leader, l’autre « était à sa merci », explique Maurice. Gisèle, la compagne de Maurice, serait allée jusqu’à confronter l’un des accusés, lui demander la raison de son geste sur des personnes ayant l’âge de ses grands-parents. « On fait ça car on a besoin d’argent », dit-elle, retranscrivant la réponse qu’elle a reçue, lors de son audition face aux gendarmes. « Ce n’était pas improvisé et ils n’avaient pas l’air drogué », soutient Denise avec fermeté.

« J’arrivais plus à manger »

Unes à unes, les différentes victimes ont été interrogées par la cour sur les répercussions de ces quelques minutes de stress intense. Maryse, âgée de 91 ans décrit ne plus être capable de vivre seule depuis les faits. « J’arrivais plus à manger, j’ai beaucoup maigri. Je sursautais au moindre bruit », explique-t-elle. Yvette, victime d’une tentative de home-jacking le 21 avril, explique : « Je ne vais plus dans mon jardin ». Elle fait état d’une journée qui a bouleversé sa vie : « Ça m’a foutu en l’air. Quand la nuit tombe, je ferme tout et je reste à la maison », explique la veuve, habitant seule au moment des faits. Denise, elle, explique : « Il faut que je fasse au moins deux fois le tour de la maison pour être sûre que c’est bien fermé. Maintenant, c’est Versailles, il y a des lumières partout », ajoute-t-elle, avant de dire qu’elle a fait installer des détections et des caméras infrarouges autour de son domicile. « Ça filme dès qu’un oiseau ou un chat passe devant ».

L’instruction, menée par Maryline Aristide entourée de quatre magistrats, au sein de la cour criminelle du Gard, se poursuit aujourd’hui. Manuel et Dominique, les deux accusés, vont notamment être entendus sur les faits. Laissant ensuite place aux différentes parties civiles, intervenant pour les victimes.

>> Lire aussi : Home-jacking, un gendarme : « Chacun avait un rôle défini »

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