Publié il y a 1 h - Mise à jour le 23.02.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 146 fois

MUNICIPALES À Nîmes, la liste de Vincent Bouget défend la gratuité des transports

Ce matin devant la gare de Nîmes centre

Ce matin devant la gare de Nîmes centre 

- Coralie Mollaret

Accompagné par le vice-président aux transports à la Région, Jean-Luc Gibelin, ainsi que Julie Frêche, chargée de ces questions à la métropole de Montpellier, la liste Nîmes en commun a défendu son programme en termes de mobilité.

C’est un lieu « symbolique » qu’a choisi, ce matin, la liste Nîmes en commun. Devant la gare, convergence de nombreux transports publics (train, bus, vélos…), le communiste a souhaité rappeler ses propositions en matière de mobilité, à vingt jours des municipales. Pour ce faire, il s’est entouré d’un autre camarade, le vice-président PCF aux transports de la région Occitanie, Jean-Luc Gibelin, ainsi que de Julie Frêche, vice-présidente de l’agglomération de Montpellier déléguée à cette thématique. Des édiles, en responsabilité, qui appuient fortement la crédibilité de ses promesses de campagne. 

Gratuité immédiate des scolaires

La première : « La gratuité immédiate des scolaires pour en finir avec une inégalité régionale. Aujourd’hui, un enfant qui n’habite pas Nîmes Métropole prend gratuitement le bus pour aller à l’école à Nîmes alors qu’un enfant de l’Agglo paie 90 € ! Ce n’est pas normal ! », dénonce Vincent Bouget. Autres mesures, à terme : la gratuité pour les moins de 25 ans ainsi qu’un demi-tarif, pourquoi pas, pour les jeunes retraités. La gratuité à l’usage, à l’instar de ce que la Région a mis en place, est aussi sur la table : « Elle permet au début d’augmenter les recettes », poursuit la tête de liste. Aujourd’hui, le bus est gratuit seulement pour les plus de 70 ans, avec un tarif social selon les conditions de ressources.

« La gestion des transports est une question sociale, économique et citoyenne. Nîmes ne doit pas être un territoire où les plus fragiles sont assignés à résidence », enfonce Jean-Luc Gibelin. Élue dans l’opposition à Nîmes, Sylvette Fayet tacle le bilan de la majorité de droite : « Nous avons dû pousser, avec les associations et les habitants, pour que la droite accepte que le Tram’bus traverse les quartiers prioritaires ou l’hôpital. » La Montpelliéraine Julie Frêche défend « une politique redistributive qui favorise le pouvoir d’achat mais aussi l’emploi, permettant à tous de se déplacer. Aujourd’hui, sur l’ensemble des candidats à Montpellier, il n’y a que la droite qui veut mettre fin à la gratuité ! »

Un budget aujourd'hui en déficit de 15 M€

Face aux critiques de son adversaire Franck Proust, Vincent Bouget riposte : « C’est une question de volonté politique. Tout le monde n’a pas des enfants, pourtant tout le monde finance l’école gratuite à travers les impôts. » La gratuité a toutefois un coût. Et les finances de Nîmes Métropole, gestionnaire du réseau de transports, sont contraintes. Chaque année, l’Agglo verse 52 M€ à l’entreprise Keolis, à qui elle a confié la gestion du service. Seulement, l’intercommunalité est obligée de puiser 15 M€ dans son budget général pour financer le délégataire, les recettes des tickets et celles de la taxe du versement transport (payées par les entreprises, ndlr) étant insuffisantes.

« Il va falloir mettre un peu à plat les finances de Nîmes Métropole. La gratuité des scolaires, c’est 1,1 M€ », avance Vincent Bouget. Son opposant Franck Proust, lui, n’est pas d’accord avec ce chiffrage, évoquant une hausse des coûts du matériel, de fait plus fréquenté et des évolutions administratives que peut engendrer ces nouvelles mesures de gratuité. Pour le candidat de Nîmes en commun : « C’est une question de choix politique. Nous trouverons les moyens d’appliquer cette mesure. » Un mesure qui devrait également être couplée à une hausse de l’offre avec des rotations des bus ainsi que des transports pour les femmes le soir. Vincent Bouget n’exclut pas de revoir le mode de gestion des transports. Le contrat avec Keolis se terminant en 2032.

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