Publié il y a 1 h - Mise à jour le 25.04.2026 - S.Ma - 3 min  - vu 234 fois

FOURQUES Plaintes pour « agression verbale et injure à caractère sexiste » : deux élus ont démissionné

Deux agents ont porté plainte le lundi 13 avril contre deux élus fourquésiens.

- S.Ma

Un conseiller municipal et l’élu délégué aux Finances, tous deux démissionnaires depuis, sont visés par des plaintes déposées le lundi 13 avril à la gendarmerie de Bouillargues par deux agents. L’objet de ces plaintes : « agression verbale et injure à caractère sexiste ».

L’enquête est en cours. L’affaire remonte au samedi 11 avril, dans le cadre de la fête de Fourques. Un concours de manades organisé par la Ville, est programmé l’après-midi dans les arènes. Dès leur arrivée, à l’entrée du local de la billetterie, la régisseuse principale et son adjointe sont accueillies par deux membres d’un des deux clubs taurins fourquésiens, qui leur demandent de leur remettre les tickets et la caisse. Demande rejetée, les agents expliquant qu’il s’agit de fonds publics et refermant derrière elles la porte à clé. Les deux personnes se retirent. « Cela part d’une incompréhension, parce qu’on ne savait pas comment ça fonctionnait, et nous avions dit aux clubs taurins de gérer la billetterie lors d’une réunion, à laquelle, c’est vrai, nous n’avions pas convié les agents municipaux », reconnaît Alain Fouque, élu maire de Fourques le 15 mars dernier.

Selon les témoignages des deux employées municipales rapportés par Christophe Bres, représentant syndical de l’union départementale UNSA Territoriaux Gard, la situation aurait ensuite dégénéré, à l’arrivée d’un élu. « Un conseiller municipal sans délégation a commencé à tambouriner à la porte » et aurait dit « sortez de là » à plusieurs reprises, puis « je vais vous enculer ». « Les agentes sont restées enfermées, elles ont eu peur », complète Christophe Bres.

Les arènes de Fourques. • Photo d'archives : Anthony Maurin

S’en est suivi quelques minutes plus tard, un deuxième incident, avec un autre élu, l’adjoint aux Finances, venu contester les tarifs appliqués à la billetterie. « Il a traversé la foule en demandant des explications sur un tarif qui selon lui aurait dû être réduit. Quand elles ont répondu qu’elles appliquaient la règle, il a dit qu’elles auraient affaire à lui en sortant », indique le syndicaliste. Le maire de Fourques, alerté dès le premier incident, a assisté au second et intimé à son adjoint de se calmer.

Les deux employées municipales, dont l’une a rapporté les faits dans un mail adressé aux élus fourquésiens dès le samedi soir, ont déposé plainte pour « agression verbale et injure à caractère sexiste » le lundi 13 avril à la gendarmerie de Bouillargues. Depuis, elles sont en arrêt de travail : l’une pour une semaine (sauf prolongation), la seconde pour un mois. La collectivité a déclenché la protection fonctionnelle et reconnu les faits comme un accident de travail.

« Nous n’avons reçu aucune clarification ni aucune information sur les suites données par le maire à ces faits. Nous lui avons alors adressé un mail le vendredi - 17 avril (NDLR) -, auquel il a répondu le mardi suivant. Entre-temps, nous avons appris par la presse qu’il avait demandé aux deux élus concernés de démissionner », explique Christophe Bres, qui insiste, afin d’éviter tout amalgame, sur le caractère « apolitique » de l’intervention syndicale. « Nous, on est là pour les agents, qu’importe la municipalité. Ce sont des agents de la fonction publique, aujourd'hui très affectés, qui ont été agressés sur leur lieu de travail et on ne veut plus que cela se reproduise », précise-t-il.

Le premier édile fourquésien attend lui les résultats de l'enquête. « Il y a de nombreux témoignages, elle avance petit à petit. Mais quoi qu'il en soit, la sanction est tombée, les élus ont démissionné, l’un dès le mercredi, le deuxième dès vendredi » suivant les faits. Alain Fouque assure que, dès le retour des agents, « une protection sera mise en place sur leur lieu de travail ». « Pour les fêtes votives du mois d’août, on va trouver une solution, anticipe-t-il. Je pense que ce sera plus simple de donner la course à un club taurin du village. » 

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