Publié il y a 2 h - Mise à jour le 23.03.2026 - Camille Gillet-Labrit - 2 min  - vu 127 fois

AU PALAIS Conflit de voisinage : trois voitures brûlent, le prévenu est relaxé

Palais de justice gendarmerie tribunal judiciaire

Interrogé par le tribunal, le prévenu ne reconnaît pas les faits.

- Rose Macauley

Voulant s’accaparer des places de parking, le prévenu aurait opté pour l’incendie dans le but de convaincre ses voisins.

Après un feu impliquant trois voitures en septembre dernier, Pascal, le prévenu dans cette affaire, a été entendu par le tribunal correctionnel de Nîmes, présidé par Anne-Carine David. Il est accusé d’avoir délibérément incendié les véhicules du voisinage après un désaccord sur les places de parking de sa résidence.

Le 24 septembre au soir, les pompiers sont appelés à la suite d’un incendie impliquant trois véhicules du voisinage. Le feu est initialement parti d’une seule voiture avant de toucher deux autres véhicules voisins. Le prévenu est retrouvé dans sa voiture, côté passager, visiblement alcoolisé. Il souffre alors de brûlures superficielles aux chevilles, aux talons et au bras gauche.

Un état psychologique instable

Selon sa fille, le prévenu aurait des difficultés psychologiques. Il a déjà été hospitalisé en établissement psychiatrique pour dépression. Un problème d’alcool a aussi été évoqué. Le soir de l'incendie, il a d’ailleurs été retrouvé avec 0,95 gramme d’alcool par litre d’air expiré. Le prévenu a admis avoir consommé de l'alcool, seul, le soir du feu, mais il nie son implication dans l’incendie. "Je suis sorti de chez moi pour fumer une cigarette", explique l'homme. Ensuite, en voyant le feu se propager, il aurait voulu déplacer sa voiture.

Des témoins ont été entendus. Pourtant, personne n’a vu Pascal mettre le feu aux véhicules. Il n’a été aperçu sur place qu’après le début de l'incendie. Des caméras de vidéosurveillance du voisinage ont aussi été étudiées. Aucun élément n’a pu formellement mettre Pascal en cause. Malgré tout, une enquête de l’assurance a attesté que l’incendie était d’origine criminelle.

Des voisins mécontents

Tous les voisins le pointent du doigt. Les places de parking seraient au centre des discordes. "Il pense que les place sont à lui parce qu'elles sont devant chez lui", a évoqué l'un de ses voisins, face aux enquêteurs. Pascal a envoyé plusieurs messages à un des habitants de la résidence qui était garé devant chez lui, le jour des faits. Le prévenu, lui, soutient qu’il n’y a aucune tension et qu’il connaît bien tout le monde, depuis plus de 30 ans pour certains. Il nie toutes les accusations en bloc. D’autres épisodes répréhensibles auraient eu lieu, notamment des pneus crevés et des rayures sur certaines carrosseries. Les voisins, là aussi, accusent Pascal. Au terme du procès, Pascal a été relaxé faute de preuve.

Camille Gillet-Labrit

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