« On sent l’alcool jusqu’ici », lance Anne-Carine David, présidente à l’audience du tribunal correctionnel de Nîmes, où Lamarana aurait dû être jugé, ce vendredi 20 mars 2026. Mais son état d’alcoolisation évidente en a décidé autrement. Comparaissant pour des faits d’agression sexuelle et de menace de commettre un délit, commis le 22 février dernier, à Nîmes, l’homme n’est en rien en état de se présenter devant un tribunal.
Doudoune bleue, jean usé et une bouteille de jus à la couleur douteuse en main, il gesticule à la barre, ne laissant aucun doute quant à son état d’ébriété. « Je suis là pour aimer tout le monde. Tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil », crie-t-il à l’attention du tribunal, sans que ses propos n’aient réellement de sens. L’une des victimes, présente à l’audience a d’ailleurs eu la désagréable surprise de le voir s’avancer vers elle, bras écartés. Une scène déstabilisante qui a conduit à sa sortie de la salle d'audience, accompagnée par son avocate.
Poursuivant dans sa frasque délirante, l’homme lance : « Je suis innocent madame », en fixant la présidente. Un comportement qui n’a pas manqué d’agacer le tribunal, réuni en formation collégiale. Souhaitant que le prévenu soit soumis à une expertise psychologique, le tribunal, soutenu par le parquet a renvoyé l’affaire au 16 octobre prochain. En espérant que d’ici-là, Lamarana aura ralenti sur la boisson.