Société

ALÈS-BESSÈGES « L’avenir de notre territoire dépend de cette ligne »

Les membres du collectif de défense et la communauté de communes ne lâchent rien. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Les membres du collectif de défense et la communauté de communes ne lâchent rien. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Quelques semaines avant la restitution finale des États généraux du rail lancés par la Région, le collectif de défense de la ligne Alès-Bessèges et la Communauté de communes De Cèze-Cévennes sont plus que jamais déterminés.

Le train n’est toujours pas revenu entre Alès et Bessèges. Quatre ans après la fermeture de la ligne, ses défenseurs continuent encore de se demander pourquoi. « Pour nous, le budget est bouclé. Les travaux peuvent commencer. Le seul obstacle, c’est la volonté politique », lâche Thierry Ferré.

En mai 2015, lors du vote du contrat de plan État-Région, un budget de 10 millions d'euros avait été attribué à la rénovation de la ligne. Mais depuis, les contours régionaux ont changé. Nous sommes passés du Languedoc-Roussillon à l’Occitanie. Des États généraux du rail ont été initiés par cette nouvelle grande région, au premier semestre.

Les membres du collectif de défense attendent beaucoup de la restitution finale de ces rencontres, dont l’objectif était de fixer les priorités ferroviaires et intermodales pour les vingt prochaines années. « On souhaite que la Région reprenne en main le dossier et organise un nouveau comité de pilotage pour qu’un calendrier des travaux soit donné », explique Thierry Ferré.

Et pour le collectif comme pour la Communauté de communes, il y a urgence. « L’avenir du territoire dépend de la réouverture de la ligne. En l’oubliant, nous sommes tombés dans une déshérence économique », commente Olivier Martin, président de l’intercommunalité. « A Molières-sur-Cèze, il y a 37% de chômage ! Nous pourrions faire baisser ce taux en remettant le train », renchérit Jean Michel pour le collectif.

Aujourd’hui, la liaison entre Alès et Bessèges est assurée en bus pour les scolaires. Pour les adultes, c’est plus compliqué : « Il y a un car le matin pour descendre, un autre le soir pour remonter. C’est tout. La SNCF a supprimé ses bus depuis quatre ans », précise un membre du collectif. Selon ses calculs, la remise en service du train permettrait de faire voyager jusqu’à 400 personnes par jour. « Alors qu’est-ce qu’on attend ? », s’interroge les défenseurs. Personne ne semble vraiment le savoir, mais tout le monde espère trouver la réponse dans les conclusions des États généraux du rail.

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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