A la uneActualités

FAIT DU SOIR Clin d’oeil sur les belles initiatives, parce que c’était aussi ça 2020

Dans une poignée d'heures, l'année 2020 sera derrière nous. Et quelle année ! Que nous réserve 2021 ? Plutôt que de regarder vers ce futur incertain, tournons-nous une dernière fois vers le passé. Nous vous proposons un coup de projecteur sur ces initiatives lumineuses aux heures les plus sombres de la bataille contre le coronavirus, dans le Gard.

Elles ont été nombreuses. À tel point qu'il nous est impossible d'établir une liste exhaustive de ces belles initiatives solidaires, bienveillantes, réconfortantes, qui ont gagné en puissance à l'heure du premier confinement. La première qui nous vient à l'esprit, ces applaudissements qui chaque soir à 20 heures résonnaient dans les rues, partout dans le Gard et en France.  À noter qu'à Nîmes, les éboueurs rendaient également hommage aux personnels soignants à grands coups de klaxon.

Le 10 avril dernier, Les Gladiators démarraient la distribution des denrées alimentaires et de matériel au profit des personnels du CHU de Nîmes et de la Polyclinique Grand Sud. (Photo DR/)

Bien plus que de simples spectateurs depuis leur balcon ou derrière leur fenêtre, ils ont été nombreux à se mobiliser pour aider les personnels soignants, en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. Les associations, restaurateurs, clubs de handball, de foot, les supporters aussi, les différentes enseignes de la grande distribution, les anonymes, chacun à hauteur de ses moyens a participé à l'élan de solidarité. Entre autres exemples, la chocolaterie Puyricard a offert 24 kilos de confiseries aux soignants du CHU de Nîmes. Et puis, le chanteur gardois, Julien Doré a également remis dans la plus grande discrétion une belle donation au centre hopspitalier nîmois : l'artiste a offert 20 000 euros. Toujours au CHU de Nîmes, mais aussi à la Polyclinique Grand Sud, le club de supporters des Crocos, Les Gladiators, a distribué des denrées alimentaires ainsi que du matériel et lancé une cagnotte en ligne.

Le 4 avril dernier, les producteurs de la Maison Sinnae avaient rassemblé une quarantaine de kits de protection neufs qui a ensuite été remise au centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze. Une bonne initiative pour pallier le manque de matériel pendant l'épidémie. Très touchés par cette mobilisation massive, les centres hospitaliers de Nîmes, Bagnols-sur-Cèze et d'Uzès ont adressé leurs remerciements aux donateurs. Ces dons ont permis "d’encourager les professionnels de l’hôpital dans leur action quotidienne face à cette situation sanitaire sans précédent", précisait le Centre hospitalier du Mas Careiron, à Uzès. Tout comme les personnels soignants, et parce que eux aussi étaient mobilisés sur le terrain, les forces de l'ordre et sapeurs pompiers ont reçu un geste de gratitude, c'était de la part des responsables de l'enseigne Mc Donald's de Bagnols-sur-Cèze et de Saint-Laurent-les-Arbres. Le 10 avril dernier, ils leur ont offert le petit déjeuner.

Souvenez-vous, au mois de juin, les forces de police et personnels soignants échangeaient des applaudissements. Une vidéo avait été diffusée sur le réseau social Twitter par Guillaume Lebeau, vice-président de l'association MPC (mobilisation des policiers en colère) : 

Et puis, l'action solidaire s'est poursuivie, de manière encore plus intense, auprès des personnes les plus démunies. À Nîmes, les Restos du Coeur lançait une distribution alimentaire anticipée et adaptée, de même que la Banque Alimentaire du Gard qui reprenait ses activités. "La Banque Alimentaire du Gard ne pouvait pas quitter le navire dans la tempête. Il nous était difficile d'interrompre notre action auprès des Gardoises et des Gardois qui souffrent et espérons que cette réouverture pourra leur apporter un peu de réconfort. Des bénévoles de chez nous et de la Croix Rouge se sont portés volontaires pour ce faire et nous les remercions", expliquait l'association caritative au mois de mars. Quelques jours après, le 28 mars, La Croix-Rouge mettait en place un service d'écoute et de livraison pour les personnes vulnérables. Dans le même temps, le Secours catholique débloquait des fonds pour les plus démunis - 50 000 euros de chèques services distribués dans le Gard - et lançait un appel aux dons.

Dans la cité des Antonin, les associations Humanîmes et Ensemble Nîmes, se mobilisaient pour aider les habitants isolés du centre-ville, des quartiers mais aussi des communes alentours, en faisant leurs courses. La première distribution réalisée par les bénévoles d'Humanîmes, qui a eu lieu le samedi 28 mars, entièrement financée par le donateur Émilien Marcos, patron de la société Océan, a permis d'aider plus de 300 foyers sur tous les quartiers de la ville. Du côté d'Alès, les "Abdel au Carré" offraient des coucous et des tajines aux personnels soignants mais aussi aux personnes dans le besoin. (re)Découvrez notre reportage ci-dessous.

Masques, visières de protection et gel hydroalcoolique

Pénurie de masques et de gel hydroalcoolique... Là encore, ils ont été nombreux à participer activement à l'effort de "guerre" pour reprendre l'expression du Président Macron. Dès le début du mois d'avril, les bénévoles du Rotary club de la baie d'Aigues-Mortes ont confectionné des masques en tissus réutilisables et les ont livré gratuitement à ceux qui en avaient fait la demande. Dans son atelier de Sabran, près de Bagnols, la couturière, Geneviève Pace ne comptait pas ses heures pour fabriquer bénévolement des masques en tissus dédiés au personnel non-soignant. À Laudun-l'Ardoise, un groupe de couturières là encore bénévoles avaient confectionné pas moins de 1 300 masques en deux mois. L'équipe de la maison de santé pluridisciplinaire "Le Prisme" de Remoulins faisait quant à elle appel au système D, ou plutôt 3D pour permettre la fabrication de visières de protection et lançait une cagnotte en ligne. L'Union des distilleries de la Méditerranée (UDM) consacrait la totalité de sa production d'alcools rectifiés naturels réalisée sur ses sites de Vallon-Pont-d'Arc et de Vauvert à la fabrication de solution hydroalcoolique. Une production normalement destinée à faire soit de l'alcool de bouche, soit de la bio-carburation.

Une note de musique

C'est bien connu, la musique adoucit les moeurs. Et lors du premier confinement, certains n'ont pas hésité à monter le son. On se souvient d'Aurore et Anthony Da Silva, un couple installé à Bellegarde qui tous les soirs, faisait danser leurs voisins à distance. Mais aussi de ces soignants et résidents de l'Ehpad Les Jardins de l'Escalette à Uzès, qui dansaient ensemble. De ces collégiens de Clarensac qui offraient une nouvelle version du titre de Jean-Jacques Goldman "Il changeait la vie" transformé en "Ils sauvent des vies". À Bagnols-sur-Cèze, les élèves du conservatoire chantaient "Ensemble" mais à distance.

Stéphanie Marin

Etiquette

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité